Résumer la vie des abeilles n’est pas aisé vu la quantité d’éléments à dire !

Au printemps

Dès le mois de mars, les abeilles commencent à reprendre de l’activité : profitant de températures plus douces, les butineuses sortent récolter le pollen qui va servir à nourrir les larves des abeilles à naître. L’apiculteur effectue alors plusieurs visites de contrôle, notamment pour surveiller les essaimages.

Au mois d’avril, la surveillance des essaimages s’accentue : en ce qui me concerne, je pratique l’essaimage artificiel pour éviter de perdre des essaims dans la nature. Connaissant l’âge de mes reines, je procède au remplacement des reines trop âgées pour garantir une ponte abondante et un renouvellement optimal des abeilles de la ruche.

C’est également la période où je renouvelle les cadres de la ruche en remplaçant quelques vieilles cires par des neuves, cela afin d’éviter les risques de maladie du couvain.

Je contrôle individuellement chaque essaim au moins une fois par semaine, je nourris les ruches orphelines qui attendent l’éclosion des cellules royales. C’est également la période où je commence à poser les premières hausses dans lesquelles les abeilles vont produire le premier miel de l’année, à partir des fleurs d’arbres fruitiers essentiellement. Puis viennent les récoltes sur les fleurs d’aubépine, d’acacia et de tilleul.

A l’été

Dès le début du mois de juillet, j’enlève les hausses remplies de miel, une fois les floraisons de tilleul terminées, et les alvéoles operculées. C’est alors le moment qui demande le plus de temps : miel à extraire, ruches à transhumer.

La transhumance se fait de nuit pour ne pas oublier les butineuses rentrées à la tombée de la nuit. Les ruches sont fermées et chargées dans le véhicule qui les emmèneront dans les monts du Forez. Après une journée passée à s’orienter et à découvrir leur nouvel environnement, mes abeilles pourront continuer à produire du miel.

A l’automne

Ca y est ! A partir de septembre, les récoltes sont terminées, les hausses ont été enlevées. Je recommence à donner du sirop aux ruches qui en ont besoin, pour que les abeilles puissent avoir un stock de nourriture important. Cette opération a l’avantage de pousser la reine à pondre davantage des abeilles qui vont passer l’hiver.

C’est aussi le moment où je procède au traitement pour lutter contre le varroa, parasite qui s’installe dans les ruches et qui détruit les jeunes larves.

Enfin, je redescends mes ruches en plaine avant les premières gelées afin que les abeilles puissent profiter de températures plus clémentes.

A l’hiver

L’hiver est une saison creuse pour les abeilles. Si les températures leur permettent, elles sortent un bref instant pour se soulager hors de la ruche, puis rentrent au chaud. Peu de pollen, peu de fleurs à butiner, les abeilles mangent leur stock de nourriture. Je vérifie régulièrement qu’elles ne manquent pas de nourriture. Si besoin, je leur donne du candi à manger en attendant le printemps suivant.

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